Au temps des roses rouges, Mon coeur sera glacé, Car mon oeil offensé Taira les infortunes, Au temps des roses rouges, Je vendrai pour trois tunes Le salaud d'à côté Qui est un gars titré!
Et la roue tournera Comme tourne la vie. Mon couteau s'en ira Faire de la poésie.
Au temps des roses rouges, Mon gant sera de fer, Sur une main de chair, Et ça leur fera drôle. Au temps des roses rouges, De lâcher leur monopole, En gueulant de travers D'inutiles Pater.
Vivra bien qui vivra Le temps de barbarie. Quand l'orgue ne jouera Que par analogie.
Au temps des roses rouges, Sur mon ami Pleyel, Je mettrai au pluriel La complainte du crime. Au temps des roses rouges, Car ils paieront la dîme Les seigneurs sans appel Notés sur mon Lebel.
Mourra bien qui mourra D'un vraie maladie, Car la roue finira Plus d'une biographie.
Au temps des roses rouges, Le Bon Dieu sera sourd, Et le moment se court Pour prendre les enchères. Au temps des roses rouges, Misère pour misère, On éteindra le jour De tous ces gens de cour.
Rira bien qui rira Comme à la comédie L'acteur disparaîtra Y'aura toujours la vie.
Commentaire n°1
posté par
gari
le 18/07/2009 à 19h23
Oh merci Gari pour ce petit texte de Léo Ferré... Toujours un plaisir de découvrir ses paroles...
Le temps, le temps et rien d'autre, chantait Aznavour.
Chez toi, le temps, et tant d'autres.
C'est énigmatique et beau, comme toujours.
Et je n'y vois rien de troublant...
Bien à toi Divine.
Commentaire n°5
posté par
petitalan
le 19/07/2009 à 12h46
Ca l'était pourtant au départ... Pour moi... L'image est loin d'être de réprésenter ce qu'elle devait être au départ, je suis contente que le côté "troublant" de la chose ait été estompé au profit
du mystère... Merci Petitalon ;)
LE TEMPS DES ROSES ROUGES
Au temps des roses rouges,
Mon coeur sera glacé,
Car mon oeil offensé
Taira les infortunes,
Au temps des roses rouges,
Je vendrai pour trois tunes
Le salaud d'à côté
Qui est un gars titré!
Et la roue tournera
Comme tourne la vie.
Mon couteau s'en ira
Faire de la poésie.
Au temps des roses rouges,
Mon gant sera de fer,
Sur une main de chair,
Et ça leur fera drôle.
Au temps des roses rouges,
De lâcher leur monopole,
En gueulant de travers
D'inutiles Pater.
Vivra bien qui vivra
Le temps de barbarie.
Quand l'orgue ne jouera
Que par analogie.
Au temps des roses rouges,
Sur mon ami Pleyel,
Je mettrai au pluriel
La complainte du crime.
Au temps des roses rouges,
Car ils paieront la dîme
Les seigneurs sans appel
Notés sur mon Lebel.
Mourra bien qui mourra
D'un vraie maladie,
Car la roue finira
Plus d'une biographie.
Au temps des roses rouges,
Le Bon Dieu sera sourd,
Et le moment se court
Pour prendre les enchères.
Au temps des roses rouges,
Misère pour misère,
On éteindra le jour
De tous ces gens de cour.
Rira bien qui rira
Comme à la comédie
L'acteur disparaîtra
Y'aura toujours la vie.
les joies , les infortunes , tout se perd ,
comme un souffle dans l'air ...
Bises
Du temps qui passe, sachons nous faire un allié,
Gardien des belles choses, il nous offre en souvenir des moments forts, des moments doux,
A la faveur de l’oubli, il pose un voile discret sur les maux, les douleurs et les doutes.
Du temps qui passe, sachons aujourd’hui et à l’avenir toujours profiter,
Et qu’au crépuscule, un sourire complice du temps passé, accompagne notre regard en arrière,
Pour que, soulagé de si peu de remords et de regrets, nous sachions de notre vie rester ému et fier.