Partager l'article ! La soeur de l'homme-orchestre: Ou comment on devient musiciennovore et fan incontestable... Le ney per ...
Ou comment on devient musiciennovore et fan
incontestable...
Le ney persan, personne ne connait ? C'est pourtant l'instrument improbable qu'a choisi mon frère pour faire vibrer les croches, doubles croches et autres clés de sol. Bien entendu, comme
tout bon artiste qui se respecte, avant de parvenir à sortir un son de celui-ci, il en a exploré de nombreux autres (cordes, percus...).
Cette créativité-là, il l'a déclinée aussi, en son temps, à travers d'autres univers comme la peinture, le fusain, l'encre de chine, les écrits...
Flash-back : période merveilleuse de l'adolescence...
Lieu : le garage familial
Le groupe Bahaus avec son titre Hollow Hills s'y produisait alors... A travers la voix et les instruments de mon frère et
de ses accolytes. Archet de violon sur guitare électrique, son lancinant et véritablement obnubilant : une réaction transdermique se produit encore aujourd'hui à cette seule
évocation. Charlélie dirait : "J'ai les veines qui s'déchirent"...
Pour parvenir à ce résultat, des heures et des heures d'entraînement. J'étais là, à faire la fan de base : l'oeil admiratif, les mains prêtes à applaudir et la voix hystérique de
l'adolescente impatiente prête à clamer : encore ! encore !"
Bahaus, Pink Floyd, Leonard Cohen, Velvet Underground, Brel, Brassens, tout y passait... Il faut dire qu'en plus d'avoir été élevés au Nutella, la musique prenait une part prépondérante dans
la maison familiale. Ca rend sensible une oreille tout ça.
Mon entourage n'a pourtant jamais eu la bonne idée de m'initier aux joies de la composition musicale. Je m'exprime donc à travers un rôle qui me sied à merveille : la groupie contemplative.
Je lance néanmoins un appel à vous tous : je suis motivée pour passer au niveau supérieur. J'essaye de comprendre la lisibilité des tablatures : Qui s'y colle ?
C'est vous qui le dites...