Lettre ouverte à Monsieur S.
(Pour garder l'anonymat de Monsieur S., et accessoirement parce que je n'avais pas apporté mon appareil photo, je n'illustrerai, exceptionnellement pas cet article).
Oui, oui, Monsieur S., j'ai particulièrement apprécié celle dont vous avez fait preuve ce matin... Je parle de la transparence bien entendu. Je vous l'ai d'ailleurs répété sur le mail que je
viens de vous adresser. Cette attitude est suffisament rare dans ce type d'échanges pour qu'elle soit saluée, et à plusieurs reprises en plus.
Vous m'avez googelisée, vous connaissez donc ce blog et le ton employé sur celui-ci, alors laissez-moi vous dire ceci avec la même transparence : oui, malgré le tableau que vous
avez dépeint, je réitère mon souhait de collaborer avec vous dans le développement de votre société. Promouvoir vos offres et services m'apparaît comme un challenge auquel je ne
saurais résister, quitte à bailler aux corneilles sur les 95 % d'activité qui vous sembleraient ne pas me convenir. J'ai dit bailler aux corneilles ? Non, en réalité je voulais dire, prendre
connaissance "sur le terrain" de l'ensemble de vos offres pour mieux véhiculer ensuite les messages auprès de vos prospects et de vos grands comptes, même si ce terrain-là a été décrit comme
administratif.
Je ne suis pas trés bonne en mathématiques, (Aïe, c'est peut etre une info que je ne vous avais pas livrée ce matin ?) mais heureusement, vous me l'avez dit clairement, la lucarne proposée pour
exercer dans le métier qui me passionne ne représenterait que 5 % au départ.
Vous le savez, c'est d'ailleurs pourquoi vous m'avez fait venir : j'aime décliner, fédérer, communiquer, animer, impacter... C'est donc en toute logique que je me dis : dans ces 5
%... Il n'est pas exclu que j'arrive à rallier des prospects à votre cause si vraiment je suis aussi bonne que vous le pensez ? Et si c'est le cas, ces 5 % pourraient être amenés à se
développer à mesure que le portefeuille clients grossirait ? Si oui, laissez-moi encore vous dire ceci : il n'y a pas que moi qui puisse vous apporter dans cette entreprise. Vous aussi, vous
aussi... Vous connaissez mes objectifs. Il y a quinze ans, vous avez eu les mêmes.
Vous avez souligné ma présence sur google en évoquant que ma visibilité sur facebook détrônait ce blog. Si j'arrive à inverser la vapeur... Qu'en sera t'il ? :-)
L'entretien d'embauche de ce matin m'a fait forte impression, Monsieur S., et à vous ?
Un imbroglio ? Mais non...
Les choses sont beaucoup plus simples qu'il n'y paraît en réalité. Dans ma réalité à moi, elles
le sont...
Passe-temps favori : dêmelage en tous genres. Comme dirait Alfred, la simplicité n'a pas besoin d'être simple, mais du complexe resserré et synthétisé.
Synthétisons donc : je dois concentrer une vision multidirectionnelle sur un seul et même objectif, en rouge, là-haut...
Pour y parvenir, plusieurs options :
- L'essaimage : Possibilité de financement par Orange d'un projet personnel accompagné (la boutique de noisette). Si échec, réintégration (retour case départ... hum...)
- Affiliation-tremplin auprès d'annonceurs comme spreadshirt en attendant de voler de ses propres ailes ?
- Congé sabbatique : option trés trés optionnelle mais qui me permettrait néanmoins de ne pas cafouiller en présentant prématurément une lettre de démission à mon gentil employeur
Parisien. En tout cas, pas avant d'avoir l'assurance d'un parachute de secours à ouvrir en temps venu.
- CDI en Pays de Loire
A mesure que le temps passe, les options se réduisent. Il y en a déjà une en moins (tout en haut, en blanc). On y croit, on y croit...
Ou comment on devient musiciennovore et fan
incontestable...
Le ney persan, personne ne connait ? C'est pourtant l'instrument improbable qu'a choisi mon frère pour faire vibrer les croches, doubles croches et autres clés de sol. Bien entendu, comme
tout bon artiste qui se respecte, avant de parvenir à sortir un son de celui-ci, il en a exploré de nombreux autres (cordes, percus...).
Cette créativité-là, il l'a déclinée aussi, en son temps, à travers d'autres univers comme la peinture, le fusain, l'encre de chine, les écrits...
Flash-back : période merveilleuse de l'adolescence...
Lieu : le garage familial
Le groupe Bahaus avec son titre Hollow Hills s'y produisait alors... A travers la voix et les instruments de mon frère et
de ses accolytes. Archet de violon sur guitare électrique, son lancinant et véritablement obnubilant : une réaction transdermique se produit encore aujourd'hui à cette seule
évocation. Charlélie dirait : "J'ai les veines qui s'déchirent"...
Pour parvenir à ce résultat, des heures et des heures d'entraînement. J'étais là, à faire la fan de base : l'oeil admiratif, les mains prêtes à applaudir et la voix hystérique de
l'adolescente impatiente prête à clamer : encore ! encore !"
Bahaus, Pink Floyd, Leonard Cohen, Velvet Underground, Brel, Brassens, tout y passait... Il faut dire qu'en plus d'avoir été élevés au Nutella, la musique prenait une part prépondérante dans
la maison familiale. Ca rend sensible une oreille tout ça.
Mon entourage n'a pourtant jamais eu la bonne idée de m'initier aux joies de la composition musicale. Je m'exprime donc à travers un rôle qui me sied à merveille : la groupie contemplative.
Je lance néanmoins un appel à vous tous : je suis motivée pour passer au niveau supérieur. J'essaye de comprendre la lisibilité des tablatures : Qui s'y colle ?
C'est vous qui le dites...